Pourquoi Antonelli a échappé à une pénalité au GP de Singapour

1
Antonelli - Singapour 26 - Mercedes

Kimi Antonelli

–

©

Le pilote Mercedes a pourtant dépassé à quatre reprises les limites de piste à Singapour

L’absence de pénalité infligée à Kimi Antonelli lors du Grand Prix de Singapour a suscité des interrogations. Le leader du championnat a été signalé à quatre reprises pour des infractions aux limites de piste au cours des 62 tours, sans recevoir les cinq secondes habituellement associées à une quatrième infraction.

Antonelli a dépassé les limites de la piste deux fois au virage 2, une fois au virage 19 et une dernière fois au virage 7.

Le règlement permet à un pilote de commettre trois infractions avant qu’un drapeau noir et blanc ne lui soit présenté. Celui-ci constitue un avertissement, une quatrième infraction entraînant normalement une pénalité de cinq secondes et une cinquième une sanction de 10 secondes.

Pourtant, aucune pénalité n’a été ajoutée au temps d’Antonelli à Singapour.

Certains rapports ont avancé que Mercedes avait contesté avec succès l’une des infractions. Interrogée sur cette possibilité, l’écurie a toutefois démenti avoir entrepris une telle démarche.

La FIA a également été sollicitée afin de clarifier sa décision, mais aucune explication officielle n’a encore été communiquée.

Les problèmes de freins d’Antonelli au cœur de la décision

L’explication semble se trouver dans les difficultés rencontrées par Antonelli avec les freins de sa Mercedes W17.

L’article B1.8.5 du règlement de la F1 2026 précise que : "Les pilotes doivent faire tous les efforts raisonnables pour utiliser la piste à tout moment et ne peuvent pas quitter la piste sans raison justifiable."

L’une des sorties de piste d’Antonelli aurait été directement provoquée par l’allongement de sa pédale de frein. La FIA n’aurait donc pas retenu cette infraction, considérant également que le pilote Mercedes n’en avait tiré aucun avantage.

Même si une pénalité de cinq secondes avait finalement été appliquée, elle n’aurait pas modifié le podium. Antonelli a terminé troisième avec 16 secondes d’avance sur la McLaren de Lando Norris.

La question dépasse toutefois le simple résultat du Grand Prix de Singapour, puisque des situations similaires ont donné lieu à des décisions différentes par le passé.

Hamilton avait été pénalisé dans une situation similaire

Lors du Grand Prix de Singapour de l’année dernière, Lewis Hamilton avait reçu cinq secondes de pénalité après avoir dépassé les limites de piste à plusieurs reprises alors qu’il rencontrait un problème avec ses freins avant.

Le Britannique avait terminé septième avant de rétrograder à la huitième place derrière Fernando Alonso en raison de cette sanction.

"Lors de l’audition, le pilote a confirmé avoir quitté la piste à plusieurs reprises. Il essayait de gérer un problème de freins", avaient expliqué les commissaires.

"Cela étant dit, après une enquête plus approfondie et conformément à la liste des exceptions prévues dans les directives relatives aux standards de pilotage, les commissaires ont estimé qu’il ne s’agissait pas d’une raison justifiable et ont appliqué la pénalité habituelle pour ce type d’infraction. Cette décision n’a été contestée ni par le représentant de l’équipe ni par le pilote."

Un précédent qui pose question au regard de la décision prise concernant Antonelli.

Antonelli lui-même avait été sanctionné à Silverstone

Le pilote Mercedes avait également connu une situation comparable lors du Grand Prix de Grande-Bretagne cette saison.

Antonelli rencontrait alors des problèmes de comportement de sa monoplace, dont l’origine avait ensuite été attribuée à un déflecteur de roue avant gauche cassé.

Malgré cette défaillance mécanique, les commissaires avaient retenu sa quatrième infraction aux limites de piste et lui avaient infligé cinq secondes de pénalité.

"Il était évident que la voiture 12 avait quitté la piste au virage 6 au 44e tour sans raison justifiable. Il s’agissait de la quatrième infraction du pilote aux limites de piste durant la course ", avaient indiqué les commissaires.

"Les commissaires ont reconnu que la voiture 12 rencontrait un problème mécanique. Cependant, cela ne constituait pas une raison justifiable pour quitter la piste. Conformément aux directives relatives aux pénalités, la sanction standard pour une quatrième infraction aux limites de piste pendant la course est une pénalité de cinq secondes. Les commissaires ont donc infligé la pénalité standard."

Cette sanction avait alors fait passer Antonelli de la neuvième à la 16e place.

Les cas de Hamilton à Singapour et d’Antonelli à Silverstone mettent donc en évidence une différence d’interprétation avec la situation rencontrée ce week-end à Marina Bay.

Si l’absence de pénalité n’a eu aucune conséquence sur le classement final cette fois-ci, elle soulève néanmoins des interrogations sur l’application des règles concernant les limites de piste lorsqu’une défaillance mécanique est à l’origine d’une sortie de piste.

Une réponse

  1. […] Antonelli a terminé troisième à Marina Bay et s’est encore rapproché de son premier titre mondial. Sa course aurait toutefois pu être compliquée par une pénalité après quatre infractions aux limites de piste. […]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *