Rosberg identifie le "talon d’Achille" qui pénalise encore Ferrari

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Charles Leclerc et Lewis Hamilton (Ferrari) à la lutte au GP d'Italie

Les pilotes Ferrai

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L’ancien pilote de Formule 1 n’y va pas par quatre-chemins pour pointer du doigts les problèmes de la Scuderia Ferrari en 2027.

Ferrari dispose désormais d’une monoplace suffisamment performante pour se rapprocher régulièrement de la victoire, mais un problème continue de l’empêcher d’exploiter pleinement son potentiel. C’est le constat dressé par Nico Rosberg après le Grand Prix d’Espagne.

Le week-end disputé sur le Madring s’est achevé avec une quatrième place pour Charles Leclerc et un abandon pour Lewis Hamilton.

Le septuple champion du monde occupait la troisième position dans les premiers tours avant qu’une défaillance du système de freinage de sa SF-26 ne l’oblige à abandonner au septième tour.

Ferrari a de son côté tenté une approche différente avec Leclerc. Le Monégasque est resté en piste pendant 32 des 57 tours en tête de la course, la Scuderia prolongeant son relais dans l’espoir qu’une voiture de sécurité tardive lui permette de se retrouver en position de viser une victoire ou un podium inattendu.

L’intervention espérée n’est jamais arrivée. Leclerc a finalement effectué son arrêt au 48e tour avant de terminer quatrième.

Rosberg pointe la stratégie et la communication

Après le week-end espagnol, Rosberg a estimé dans le podcast Sky Sports F1 Show que Ferrari continuait de souffrir d’un problème déjà observé par le passé.

"Est-ce que ce n’est pas toujours le cas que Ferrari connaît des week-ends désordonnés ? Son talon d’Achille reste la stratégie, la communication, cela a toujours été une faiblesse et cela reste encore aujourd’hui l’une de leurs faiblesses", a déclaré le champion du monde 2016.

Selon Rosberg, le niveau de performance de la SF-26 n’est plus le principal obstacle empêchant Ferrari de se battre aux avant-postes.

"Le rythme de la voiture est vraiment très proche de celui nécessaire pour pouvoir se battre régulièrement pour les victoires, et même ce week-end, Lewis aurait confortablement terminé deuxième lors de la course de dimanche. Il aurait terminé deuxième après que Max a dû le laisser repasser. Il aurait donc clairement terminé deuxième derrière Kimi, assez facilement.

"Je pense donc qu’ils sont très proches, mais qu’ils ne parviennent tout simplement pas à tout mettre correctement en place et qu’ils doivent, d’une manière ou d’une autre, progresser dans ce domaine. C’est le principal problème auquel ils sont confrontés."

Leclerc pointe plutôt les qualifications

Hamilton avait lui-même estimé que Ferrari disposait en Espagne d’une voiture capable de se battre pour la victoire.

Leclerc a cependant défendu la stratégie choisie par son équipe, considérant que Ferrari "avait fait ce qu’il fallait". Pour le Monégasque, le problème se situe davantage dans les performances de la SF-26 sur un tour.

Les qualifications constituent selon lui une faiblesse récurrente depuis le début de la saison.

"Je ne pense vraiment pas que nous soyons moins bons que les autres", a expliqué Leclerc. "Je pense simplement que, de manière générale, notre voiture est un peu moins performante en qualifications qu’elle ne l’est en course avec moins de carburant.

"Lorsqu’il faut vraiment attaquer les vibreurs, particulièrement hier, McLaren était très, très forte, et nous étions un peu du mauvais côté dans ce domaine.

"Nous en avons donc payé le prix ce week-end, probablement à cause de cela. Mais dans l’ensemble, j’ai toujours l’impression que nous sommes un peu en retrait en qualifications."

Si Rosberg considère donc la stratégie et la communication comme le principal point faible de Ferrari, Leclerc estime de son côté que les difficultés rencontrées en qualifications continuent de compromettre les opportunités de la Scuderia en course.

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