George Russell traverse une période particulièrement compliquée chez Mercedes. Huitième du Grand Prix des États-Unis 2026, le Britannique a une nouvelle fois été incapable de rivaliser avec les pilotes de tête, tandis que son coéquipier Kimi Antonelli remportait sa neuvième victoire de la saison. Après la course, Russell a reconnu manquer cruellement de rythme, sans parvenir à expliquer les raisons de ses difficultés.
La dynamique de George Russell contraste désormais fortement avec celle de son coéquipier.
Depuis sa victoire au Grand Prix d’Azerbaïdjan, le pilote Mercedes n’a plus terminé une course parmi les cinq premiers.
Une série de résultats décevants qui s’est poursuivie à Austin, où Russell espérait pourtant retrouver un niveau de performance lui permettant de se battre aux avant-postes.
Mais au terme des 56 tours du Grand Prix des États-Unis, le Britannique a dû se contenter de la huitième place, loin de Kimi Antonelli, vainqueur de la course.
Russell dénonce un manque de rythme à Austin
Interrogé par Sky Sports après l’arrivée, George Russell n’a pas cherché à minimiser les difficultés rencontrées au volant de sa Mercedes.
Le Britannique a livré une analyse particulièrement sévère de sa performance.
"Le rythme était tout simplement nul aujourd’hui", a-t-il déclaré.
"C’est aussi simple que cela."
Russell a également reconnu que sa pénalité de cinq secondes avait aggravé son résultat.
Le pilote Mercedes avait été sanctionné pour avoir tiré un avantage en quittant les limites de la piste, une décision qui lui a coûté plusieurs positions au classement final.
"Bien sûr, les cinq secondes de pénalité n’ont pas arrangé les choses et m’ont probablement coûté deux ou trois positions."
Mais Russell estime que cette sanction ne suffit pas à expliquer sa contre-performance.
"Néanmoins, le rythme n’était pas suffisamment bon au moment où il aurait fallu qu’il le soit."
Un constat préoccupant pour le Britannique, qui peine à retrouver les performances affichées lors de sa victoire en Azerbaïdjan.
Mercedes peine à comprendre les difficultés de Russell
Les problèmes rencontrés par George Russell ne se limitent pas au Grand Prix des États-Unis.
Après son succès à Bakou, le pilote britannique a connu plusieurs courses compliquées.
En Malaisie, une panne moteur dans les derniers tours l’a privé d’un résultat, avant qu’une pénalité sur la grille de départ ne complique son Grand Prix de Singapour, terminé à la neuvième place.
À Austin, les difficultés se sont poursuivies malgré les attentes placées dans les dernières évolutions de Mercedes.
Interrogé sur une éventuelle difficulté d’adaptation à ces nouveautés techniques, Russell n’a toutefois pas directement mis en cause les modifications apportées à sa monoplace.
Le Britannique considère avant tout qu’il lui a manqué de la vitesse pendant les moments décisifs de la course.
"Je n’étais tout simplement pas assez rapide, pour être honnête."
Une situation d’autant plus frustrante que son coéquipier a dominé le Grand Prix au volant de l’autre Mercedes.
Russell reconnaît désormais devoir comprendre l’origine de cet écart de performance.
"Je dois essayer de comprendre pourquoi, et c’est étrange lorsque vous êtes aussi loin."
Mais le pilote britannique ne semble pas disposer, pour le moment, d’une explication précise.
"J’espère donc que nous trouverons des réponses quelque part, mais je ne sais pas quand cela arrivera."
Antonelli se rapproche du titre pendant que Russell recule
Le Grand Prix des États-Unis a également accentué le contraste entre les deux pilotes Mercedes dans la lutte pour le championnat du monde.
Alors que Kimi Antonelli a décroché une nouvelle victoire à Austin, George Russell a terminé huitième, incapable de suivre le rythme des principaux concurrents.
Ce résultat a néanmoins contribué à empêcher le sacre immédiat de l’Italien, qui devra attendre au moins le Grand Prix de Mexico pour avoir une nouvelle occasion de décrocher son premier titre mondial.
Russell conserve mathématiquement ses chances au championnat, mais son retard de 123 points sur Antonelli rend désormais la situation particulièrement difficile.
Avec cinq courses encore à disputer, le Britannique doit surtout retrouver les performances qui lui avaient permis de s’imposer en Azerbaïdjan.
Pour Mercedes, l’enjeu sera désormais de comprendre pourquoi Russell rencontre autant de difficultés alors que son coéquipier continue d’enchaîner les victoires.
Le Grand Prix de Mexico, programmé le week-end prochain, représentera une nouvelle occasion pour le Britannique de mettre fin à cette série de résultats décevants.











