Fernando Alonso a dressé un bilan sans concession de la situation actuelle d’Aston Martin en Formule 1, expliquant pourquoi l’écurie a de fait suspendu l’introduction de mises à jour mineures pour la saison 2026.
S’exprimant à l’issue du week-end du Grand Prix de Miami, le double champion du monde a admis que l’écurie ne voyait guère l’intérêt d’apporter de légers gains de performance sur la piste tant qu’elle restait si loin derrière ses rivaux du milieu de peloton. Alonso a déclaré que l’écart est actuellement trop important pour que des mises à jour progressives puissent changer de manière significative la position de l’équipe.
Les commentaires de l’Espagnol, rapportés par motorsport.com, interviennent alors qu’Aston Martin traverse une saison de plus en plus difficile, l’écurie basée à Silverstone se débattant en bas du classement malgré des investissements importants et l’arrivée de personnalités techniques de renom, dont Adrian Newey.
Alonso explique la position d’Aston Martin concernant les mises à jour
Alonso a déclaré qu’il comprenait parfaitement le raisonnement qui sous-tend l’approche actuelle de l’équipe et qu’il restait serein malgré les performances décevantes enregistrées jusqu’à présent cette année.
« Je reste serein car je comprends comment fonctionne la situation », a-t-il expliqué après Miami.
« L’équipe m’a expliqué que gagner un ou deux dixièmes par course ne changeait rien à notre position. »
Le pilote de 44 ans a brossé un tableau sans concession de la compétitivité actuelle d’Aston Martin, suggérant que le retard de l’équipe est tout simplement trop important pour que des mises à jour conventionnelles aient un effet réel.
« Nous tournons en dix-neuvième ou vingtième position, et la voiture devant nous a près d’une seconde d’avance », a-t-il ajouté.
« Même si vous gagnez deux dixièmes, vous restez coincé au même endroit. »
Ces commentaires soulignent l’ampleur du défi auquel Aston Martin est confrontée alors que la Formule 1 s’adapte au règlement technique controversé de 2026 et à la nouvelle ère des groupes motopropulseurs.











