Fernando Alonso s’est montré satisfait des premiers enseignements tirés de la nouvelle Aston Martin AMR26 spécification B après le weekend de course du Grand Prix de Hongrie. Même s’il a été éliminé en Q2 et terminé P14 de la course, l’Espagnol estime que la monoplace a répondu aux attentes de l’équipe et qu’elle possède encore un important potentiel de développement.
Pour la première fois cette saison, Alonso est parvenu à franchir la Q1 au volant de l’AMR26 largement remaniée. Son parcours s’est arrêté en deuxième partie des qualifications, où il a échoué à seulement 0”083 de la Haas d’Esteban Ocon.
Cette performance constitue un premier signal encourageant pour Aston Martin, qui a profondément revu sa monoplace. Depuis le Grand Prix de Belgique, seuls la suspension avant, l’unité de puissance et la boîte de vitesses ont été conservés, le reste de la voiture ayant été largement redessiné.
D’autres évolutions sont déjà attendues au cours de la seconde moitié de saison, tandis que Honda prévoit également d’introduire une nouvelle unité de puissance à l’occasion du Grand Prix des Pays-Bas, après la trêve estivale.
Au terme des qualifications, Alonso a expliqué que la priorité était avant tout de vérifier que les simulations réalisées par l’équipe se confirmaient en piste.
"Lorsque vous apportez une voiture quasiment nouvelle, vous espérez toujours que la corrélation sera bonne et que vous obtiendrez les performances attendues ", a déclaré le double champion du monde.
"Donc, même si elle correspond à ce que nous attendions, je pense qu’il était important de le confirmer et de ne pas avoir de mauvaise surprise."
Le pilote Aston Martin estime également que l’équipe est encore loin d’exploiter pleinement le potentiel de cette nouvelle version de l’AMR26.
"Nous ne sommes toujours pas au maximum du potentiel du package en qualifications ; une nouvelle fois, nous avons appris quelque chose sur l’équilibre de la voiture. Si nous avions eu une autre séance, je pense que nous aurions encore modifié les réglages et opté pour une configuration différente."
Alonso considère que ce travail d’apprentissage est logique compte tenu de l’ampleur des changements apportés à la monoplace.
"Je pense donc que nous n’en sommes qu’au début, mais qu’il reste encore du potentiel à exploiter sur cette voiture. C’est toutefois normal lorsque vous introduisez un package aussi important."
Enfin, l’Espagnol a détaillé les principales améliorations ressenties au volant de la nouvelle Aston Martin, évoquant une voiture plus stable et plus facile à exploiter.
"Dans la façon dont la voiture se comporte, nous avons simplement gagné de l’appui et de l’adhérence globale dans les virages, et elle est peut-être aussi un peu plus constante à piloter. Virage après virage, à l’entrée, au milieu et à la sortie des courbes, la voiture est un peu plus indulgente, un peu plus facile à conduire. Je pense que la voiture que nous avions auparavant était plus délicate à piloter."











