Horner révèle pourquoi Red Bull a refusé de signer Alonso ou Leclerc

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Christian Horner se livre et dévoile les plans qu’il a pu avoir lorsqu’il était à la tête de l’écurie Red Bull.

Christian Horner affirme avoir tenté de recruter Fernando Alonso puis Charles Leclerc pour remplacer Sergio Pérez chez Red Bull en 2025. Deux pistes qui auraient été abandonnées après l’intervention d’Helmut Marko, malgré la volonté de l’ancien directeur de l’écurie de renforcer son duo de pilotes.

Dans son prochain livre Drive, Horner revient sur les discussions menées en coulisses lorsque l’avenir de Pérez chez Red Bull devenait de plus en plus incertain.

Le Britannique, démis de ses fonctions en juillet dernier après deux décennies à la tête de l’équipe, explique avoir rapidement envisagé plusieurs alternatives au Mexicain.

"Les performances de Sergio Pérez étaient méconnaissables par rapport au pilote qu’il avait été lors des saisons précédentes. J’ai décidé de chercher un éventuel remplaçant ", écrit Horner.

Son premier choix s’était porté sur Fernando Alonso, qui aurait lui-même manifesté son intérêt pour une association avec Max Verstappen.

Alonso voulait rejoindre Verstappen chez Red Bull

Selon Horner, le double champion du monde espagnol avait directement évoqué la possibilité de rejoindre Red Bull lors du Grand Prix du Japon.

"Pendant le Grand Prix du Japon, Fernando m’a même dit qu’il voulait vraiment piloter aux côtés de Max la saison suivante."

Mais cette perspective aurait rapidement été écartée après une intervention d’Helmut Marko.

"Par la suite, Helmut [Marko], apparemment au nom de l’entourage de Verstappen, a clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas favorables à cette idée."

Face à ce refus, Horner avait décidé d’explorer une autre possibilité : Charles Leclerc.

Charles Leclerc était également dans le viseur de Horner

Le Monégasque présentait plusieurs qualités recherchées par l’ancien patron de Red Bull, notamment sa vitesse sur un tour et son attitude envers son équipe.

"Je pensais qu’il pouvait être le pilote idéal pour nous."

"Il était rapide, performant sur un tour et possédait un caractère déterminé. Bien sûr, il commettait parfois des erreurs, dont Red Bull avait su profiter, mais quelle que soit la situation, il ne critiquait jamais Ferrari."

Horner estimait également que la situation de Leclerc au sein de la Scuderia pouvait faciliter un éventuel rapprochement.

"Charles était un pilote qui jouait collectif, et je pensais qu’il pourrait combler le vide si Sergio reculait encore davantage. De plus, il semblait frustré chez Ferrari."

Cette deuxième tentative n’aurait toutefois pas davantage abouti.

"Peu de temps après, Helmut m’a dit que je devais également oublier Charles. Comme pour Fernando, cela n’allait pas se faire."

Horner affirme néanmoins ne pas croire que ces décisions aient été prises à la demande de Verstappen ou de son entourage.

"J’ai immédiatement su que cet ordre ne venait pas de Max. Mais quelqu’un, quelque part, avait décidé que ce n’était pas la bonne décision pour Red Bull. J’étais déçu."

Horner n’était pas favorable à la promotion de Liam Lawson

Après avoir écarté les pistes Alonso et Leclerc, Red Bull avait finalement choisi Liam Lawson pour succéder à Pérez en 2025.

Une décision que Horner affirme avoir accueillie avec de sérieuses réserves.

Le Néo-Zélandais ne comptait alors que onze départs en Formule 1. Son passage dans l’équipe principale avait finalement été interrompu après seulement deux Grands Prix.

"Je n’étais pas à l’aise avec cette décision. Il était jeune et inexpérimenté, avec seulement onze courses de Formule 1 à son actif, et nous lui demandions énormément."

L’ancien directeur de Red Bull considère aujourd’hui que cette promotion était prématurée.

"Mais en réalité, il n’aurait jamais dû être promu dès le départ."

Yuki Tsunoda avait ensuite remplacé Lawson sans parvenir à obtenir des résultats sensiblement meilleurs. Red Bull avait finalement décidé de promouvoir Isack Hadjar pour la saison 2026, après une première année convaincante du Français en Formule 1.

Ces révélations mettent ainsi en lumière les différentes options envisagées par Horner pour renforcer Red Bull, mais aussi les désaccords qui auraient entouré le choix du coéquipier de Max Verstappen.

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