Christian Horner a révélé avoir traversé une période particulièrement difficile sur le plan personnel durant les derniers mois de son passage chez Red Bull. L’ancien directeur de l’écurie autrichienne a expliqué avoir souffert de crises de panique, provoquées par une anxiété dont il n’avait initialement pas identifié les symptômes.
Pendant 21 saisons à la tête de Red Bull Racing, Horner a généralement affiché une attitude calme et maîtrisée, notamment lors des moments de tension sur le muret des stands.
Mais derrière cette image, le Britannique de 52 ans reconnaît avoir été confronté à des difficultés qu’il avait d’abord attribuées à la fatigue et à une consommation excessive de café.
Dans un entretien accordé au Guardian, il est revenu sur les premiers signes de ces troubles et sur la manière dont il a progressivement appris à les gérer.
Horner raconte ses premières crises de panique
L’ancien patron de Red Bull explique avoir été surpris par l’apparition de symptômes physiques inhabituels, sans comprendre immédiatement leur origine.
"Je ne savais pas ce que c’était ", a-t-il confié.
"Soudain, vous avez des vertiges et vous prenez conscience de votre respiration, et vous vous dites qu’il se passe quelque chose d’étrange."
Dans un premier temps, Horner pensait que ces sensations étaient simplement liées aux conditions dans lesquelles il travaillait.
"J’ai attribué cela au fait d’avoir bu trop de café lors d’une journée étouffante, lourde et orageuse."
Mais la répétition des épisodes l’a finalement conduit à consulter des professionnels de santé.
"Puis cela s’est reproduit. J’ai passé des examens et il n’y avait aucun problème physique. Ils m’ont dit : “Nous pensons que vous souffrez d’anxiété. Votre respiration est très superficielle.”"
Ce diagnostic lui a permis de mieux comprendre les réactions de son organisme après des années passées dans un environnement particulièrement exigeant.
"C’était mon corps qui me disait : “Tu tires vraiment beaucoup sur la corde.”"
Aujourd’hui, Horner affirme avoir appris à identifier les signes annonciateurs de ces crises et à mieux les gérer.
"Maintenant, je suis capable de reconnaître les symptômes, de laisser passer la crise et de respirer."
Horner salue le courage de Toto Wolff
Au cours de cette même interview, Christian Horner a également évoqué son rival de longue date, Toto Wolff.
Malgré les nombreuses confrontations entre Red Bull et Mercedes, le Britannique a tenu à saluer la franchise de son ancien adversaire concernant sa santé mentale.
Le directeur de Mercedes avait précédemment parlé publiquement de ses antécédents de dépression clinique, une démarche qui a particulièrement marqué Horner.
"Toto a fait preuve de beaucoup de courage en parlant ouvertement d’un tel sujet pour des personnes de notre âge."
L’ancien dirigeant de Red Bull reconnaît que sa propre expérience lui a permis de mieux comprendre les difficultés auxquelles certaines personnes peuvent être confrontées.
"Je n’avais pas connu ces problèmes, mais durant cette période, j’ai mieux compris comment les gens pouvaient en souffrir."
Ces déclarations offrent un regard différent sur la relation entre deux hommes qui se sont longtemps opposés dans la lutte pour les titres mondiaux en Formule 1.
Une nouvelle vie après son départ de Red Bull
Horner a également abordé les conséquences personnelles que peut entraîner la perte d’un poste occupé pendant une grande partie de sa carrière.
Après plus de deux décennies passées à diriger Red Bull Racing, le Britannique estime que le travail peut devenir un élément central de l’identité personnelle.
"L’identité de nombreux hommes d’âge mûr passe par leur travail. Soudain, on vous l’enlève, on vous arrache cette partie de votre vie."
Il souligne les interrogations qui peuvent alors apparaître lorsqu’une carrière s’interrompt brutalement.
"Qui êtes-vous ? Qu’êtes-vous ? Quel est votre but ? Soit vous vous recroquevillez sur vous-même, soit vous vous ressaisissez et vous vous relevez."
Écarté de Red Bull, Christian Horner reste actuellement éloigné du paddock de Formule 1.
Si son nom continue de circuler parmi les candidats potentiels à un retour dans la discipline, l’ancien directeur a récemment démenti les informations évoquant une éventuelle arrivée chez Ferrari.
En attendant de connaître la suite de sa carrière, Horner livre ainsi un témoignage personnel sur les difficultés rencontrées derrière les succès et les responsabilités d’un dirigeant de Formule 1.











