Alonso compare les F1 à des F2 avant le Grand Prix de Belgique

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Alonso - Barcelone - Aston Martin

Fernando Alonso

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Fernando Alonso a estimé que les pilotes pourraient se retrouver "finito" à Spa-Francorchamps en raison des importantes contraintes de gestion de l’énergie.

Fernando Alonso a expliqué les difficultés auxquelles les écuries de Formule 1 devront faire face à Spa-Francorchamps, un circuit particulièrement exigeant en matière de gestion énergétique avec la réglementation moteur 2026.

Le double champion du monde estime que le Grand Prix de Belgique représentera l’un des plus grands défis de la saison pour les ingénieurs et les pilotes, qui devront trouver le bon compromis entre performances et consommation d’énergie sur un tracé réputé pour ses longues portions à pleine charge.

Spa-Francorchamps figure en effet parmi les circuits les plus gourmands en énergie du calendrier. Ses longues lignes droites, qui s’étendent de La Source jusqu’aux Combes en passant par Eau Rouge et le Raidillon, ainsi que la portion reliant Stavelot à la chicane Bus Stop via Blanchimont, mettent particulièrement à contribution les groupes motopropulseurs.

Si le deuxième secteur offre davantage d’opportunités pour récupérer de l’énergie, les premier et troisième secteurs constituent un véritable casse-tête stratégique. Avec la répartition de puissance désormais fixée à 50 % entre le moteur à combustion interne et la partie électrique, les équipes doivent soigneusement planifier les moments où l’énergie sera déployée.

Fernando Alonso a détaillé le dilemme auquel les équipes seront confrontées à Spa. Selon lui, utiliser toute l’énergie disponible dès le début du tour condamnerait immédiatement les performances sur le reste du circuit.

"Silverstone et Spa sont très gourmands en énergie", a expliqué le pilote Aston Martin aux médias avant le Grand Prix de Grande-Bretagne.

"On ne peut pas utiliser l’énergie sur toutes les lignes droites. La semaine prochaine, ce sera la même chose. Si, à Spa, on utilise l’énergie du virage n° 1 (La Source) au virage n° 5 (Les Combes), c’est finito pour le reste du tour."

Le pilote espagnol souligne ainsi que les équipes devront faire des choix stratégiques concernant le déploiement de l’énergie électrique.

"Il faut donc en économiser un peu à cet endroit pour pouvoir l’utiliser du virage n° 14 (Stavelot) jusqu’à la chicane du Bus Stop."

La stratégie la plus performante sur le papier consisterait à déployer l’énergie sur les deux principales lignes droites du circuit. Toutefois, cette approche implique un inconvénient majeur : une longue portion du tour se retrouve alors privée de toute assistance énergétique.

"Mais si l’on déploie l’aileron sur ces deux lignes droites, ce qui est le déploiement optimal, il y a alors une minute, dans le secteur 2, où l’aileron n’est pas déployé du tout", a poursuivi Alonso.

Le double champion du monde rappelle également que les monoplaces 2026 disposent d’une puissance inférieure à celle des générations précédentes lorsqu’elles ne bénéficient plus du déploiement énergétique.

"Et sans déploiement de l’aileron, il ne faut pas oublier que cette année, nous disposons d’une puissance nettement inférieure à celle de l’année dernière et inférieure à celle de la F2.

"C’est ce qui se passe lorsque l’on réduit le déploiement de l’aileron. Donc, oui, c’est un défi."

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