Alpine obtient un premier succès dans son recours auprès de la FIA

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Pierre Gasly - GP de Monaco - Alpine

Pierre Gasly lors du GP de Monaco

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Alpine a franchi une première étape dans sa démarche visant à obtenir un réexamen des pénalités de temps infligées à Pierre Gasly lors du Grand Prix de Monaco.

La demande de révision déposée par Alpine concernant les pénalités infligées à Pierre Gasly lors du Grand Prix de Monaco a franchi une première étape importante, les commissaires ayant jugé la requête recevable.

Cette décision ne signifie pas que les sanctions seront annulées, mais elle autorise l’ouverture de la seconde phase de la procédure, qui vise à examiner plus en détail les circonstances ayant conduit aux deux pénalités pour excès de vitesse dans la voie des stands reçues par le pilote français.

Lors de l’épreuve monégasque, Gasly faisait partie des cinq pilotes sanctionnés pour cette infraction, aux côtés de Lewis Hamilton, George Russell, Oscar Piastri et son coéquipier chez Alpine, Franco Colapinto. Le Français a toutefois été le seul à écoper de deux pénalités distinctes.

Ces dix secondes cumulées ont lourdement pesé sur son résultat final. Troisième sous le drapeau à damier, l’ancien vainqueur de Grand Prix a finalement été rétrogradé au septième rang après l’application des sanctions.

Il est toutefois peu probable que le classement de la course soit modifié. Plusieurs pilotes, dont Piastri et Russell, avaient déjà purgé leurs propres pénalités pendant l’épreuve, ce qui rend toute révision du résultat final particulièrement complexe.

L’objectif de la démarche engagée par Alpine semble donc davantage être de clarifier le processus ayant conduit à ces sanctions et de comprendre précisément pourquoi Gasly a été pénalisé à deux reprises.

La FIA a confirmé que l’audience s’articulait en deux étapes. La première consistait à déterminer si les requêtes étaient recevables et si elles reposaient sur un élément nouveau, significatif et pertinent qui n’était pas à la disposition des commissaires au moment des décisions initiales.

Sur ces différents points, Alpine a satisfait aux critères exigés par le règlement, permettant ainsi à la procédure de se poursuivre.

Le document officiel publié par la FIA confirme désormais que la seconde partie de l’audience peut avoir lieu. Celle-ci devra permettre d’examiner le fond du dossier et d’établir précisément les circonstances ayant conduit aux deux pénalités infligées à Gasly lors du Grand Prix de Monaco.

Que dit le document ?

Décision 1 : La demande de réexamen relative à la première requête est recevable.

Décision 2 : La demande de réexamen relative à la deuxième requête est recevable.

Les décisions 1 et 2 sont susceptibles d’appel.

Décision 3 : Il existe un élément nouveau, significatif et pertinent, dont les commissaires ne disposaient pas au moment de la décision figurant dans le document 73, aucune audience n’ayant été tenue à ce moment-là.

Décision 4 : Il existe un élément nouveau, significatif et pertinent, dont les commissaires ne disposaient pas au moment de la décision figurant dans le document 75, aucune audience n’ayant été tenue à ce moment-là.

Motifs (qui s’appliquent à la fois aux décisions 3 et 4) :

1. Importance

Dans son mémoire écrit, Alpine a fait valoir que quatre éléments démontraient l’"importance" de cet élément, à savoir :

a. Que la FIA et la FOM, mais pas les commissaires de course, avaient connaissance avant la course d’un problème avec les boucles de chronométrage dans la voie des stands

b. Le fait qu’Alpine disposait de données démontrant que le pilote de la voiture n° 10 (Pierre Gasly) avait activé le limiteur de vitesse de la voie des stands avant d’y entrer et n’avait pas dépassé la limite de vitesse de la voie des stands

c. Une déclaration de Pierre Gasly indiquant qu’il avait adopté une approche prudente avant d’entrer dans la voie des stands après avoir été averti par ses ingénieurs

d. La FOM, en tant que fournisseur officiel du chronométrage de la compétition, a fourni des preuves indiquant que la distance utilisée pour calculer le chronométrage officiel de la F1 (et donc la vitesse dans la voie des stands) était inexacte et surestimait la vitesse de la voiture n° 10

Les commissaires estiment que le point d. ci-dessus est suffisant en soi pour répondre au critère requis de "significatif".

[Il est NOTÉ que les représentants de la FIA et de la FOM ont fermement réfuté l’affirmation figurant au point 1a de la section "Importance", selon laquelle ils avaient eu connaissance à l’avance du problème concernant les boucles de chronométrage dans la voie des stands. Les commissaires ont également NOTÉ qu’ils se sont inquiétés après que la troisième infraction présumée pour excès de vitesse leur a été signalée par le chronométreur officiel, et qu’à ce moment-là, ils ont demandé à la direction de course si elle avait connaissance d’un quelconque problème ou d’une irrégularité avec le système. La Direction de course a répondu qu’elle avait soulevé la question auprès du chronométreur officiel et qu’on lui avait assuré qu’il n’y avait aucun problème.]

2. Pertinence

Dans sa soumission écrite, Alpine a fait valoir que le nouvel élément était pertinent dans la mesure où il concernait directement la vitesse de la voiture n° 10 dans la voie des stands.

Les commissaires estiment que cela répond au critère de "pertinence".

3. Nouvel élément

Les informations concernant la mesure inexacte de la distance ont été fournies par la FOM le mercredi 10 juin ; elles étaient donc "nouvelles" et n’étaient pas à la disposition des commissaires au moment des deux décisions mentionnées dans les documents 73 et 75 (7 juin).

Conclusion : Les première et deuxième requêtes satisfont toutes deux aux critères requis pour un droit de révision conformément à l’article 14.1.1 du Code sportif international de la FIA.

En conséquence, la deuxième partie de l’audience portera sur les deux questions mentionnées dans les documents 73 et 75 [les documents originaux relatifs aux décisions de sanction prises après le Grand Prix de Monaco].

Avec l’accord des parties, les deux audiences se dérouleront simultanément…

Les décisions 3 et 4 ne sont pas susceptibles d’appel.

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