Red Bull souhaite engager un "dialogue" avec la FIA afin de comprendre pourquoi son groupe propulseur aurait été considéré comme le plus performant du plateau dans le cadre du nouveau règlement moteur de la Formule 1.
Introduit en 2026, le système ADUO (Additional Development and Upgrade Opportunities) permet aux motoristes jugés en retard sur leurs concurrents de bénéficier d’opportunités supplémentaires de développement afin de réduire l’écart de performance.
La première période d’évaluation s’est achevée après la cinquième manche de la saison. Si la FIA n’a pas encore communiqué officiellement ses conclusions, plusieurs pilotes et responsables d’écuries ont indiqué que le moteur thermique de Red Bull aurait été évalué comme le plus performant du championnat.
L’instance dirigeante a toutefois confirmé qu’un réexamen du processus ADUO était en cours afin de garantir la précision des évaluations avant toute annonce officielle.
Si cette hiérarchie venait à être validée, Red Bull ne serait pas autorisée à développer davantage son moteur cette saison, tandis que les autres constructeurs pourraient bénéficier des dispositions prévues par le règlement pour combler leur retard.
L’écurie autrichienne remet néanmoins en question cette évaluation. Selon Laurent Mekies, les données recueillies par Red Bull ne montrent aucun avantage clair par rapport à ses concurrents, notamment Mercedes.
"Nous acceptons tout à fait le fait que le règlement stipule qu’il ne faut qu’essayer d’estimer le classement de la puissance des moteurs à combustion interne ", a déclaré Mekies. "Nous acceptons tout à fait cela, nous sommes tous d’accord là-dessus, et nous ne pensons pas que ce soit là le problème. Ce sur quoi nous aimerions vraiment avoir une discussion plus approfondie, c’est que nous ne voyons pas un seul échantillon de données indiquant que nous aurions un avantage sur nos amis de Mercedes."
Pour étayer son argumentation, le dirigeant de Red Bull s’est appuyé sur les performances de l’équipe sur plusieurs circuits présentant des niveaux de sensibilité différents à la puissance moteur.
"Il faut avoir une certitude absolue dans la manière dont on évalue la hiérarchie des moteurs à combustion interne pour avoir suffisamment confiance en soi afin de l’attribuer à l’équipe dominante et non à celle qui la talonne. "
Mekies a notamment cité les qualifications réalisées cette saison sur plusieurs tracés.
"Prenons le Canada, où la sensibilité à la puissance des moteurs à combustion interne est élevée : nous nous sommes qualifiés sixièmes. À Monaco, où la sensibilité à la puissance du moteur à combustion interne est faible, nous nous qualifions à environ quatre centièmes de la pole.À Barcelone, où la sensibilité à la puissance du moteur à combustion interne est à nouveau élevée, nous nous qualifions à nouveau sixièmes. Nous ne voyons pas un seul échantillon de données où nous nous estimons supérieurs à la concurrence, et encore moins où nous serions systématiquement au-dessus d’elle. "











