Ferrari pourrait devoir prendre une décision importante concernant son groupe motopropulseur avant le Grand Prix d’Espagne 2026, après que le violent accident de Charles Leclerc à Monza a suscité des inquiétudes quant à l’état de son moteur ADUO 2 flambant neuf. La SF-26 a subi un choc violent à la Parabolica lors du Grand Prix d’Italie, et un détail révélé par la suite a soulevé des interrogations quant à la possibilité d’utiliser ou non ce groupe motopropulseur mis à jour à Madrid. La possibilité d’un endommagement du groupe motopropulseur constituerait un nouveau revers pour Ferrari après une course à domicile douloureuse. L’accident de Charles Leclerc est survenu à la suite d’une erreur de pilotage, ce qui ne peut être ignoré, mais l’ampleur des critiques personnelles adressées au Monégasque au lendemain de l’incident a également été difficile à ignorer. Trop souvent, le soutien apporté aux pilotes semble le plus fort lorsque tout va bien, tandis que les moments difficiles suscitent rapidement une réaction très différente.
Au-delà de cette controverse, cependant, Ferrari doit désormais faire face à des préoccupations plus concrètes. Les dommages subis par la SF-26 lors de l’accident pourraient également avoir des conséquences sur le groupe motopropulseur, d’autant plus que Charles Leclerc utilisait la nouvelle spécification récemment introduite par Ferrari. La version ADUO 2 présentée à Monza avait été conçue pour tirer davantage de performances et d’efficacité du package Ferrari, ce qui rend l’état de ce groupe motopropulseur particulièrement important avant Madrid.
Pourquoi le moteur ADUO 2 de Charles Leclerc fait l’objet d’une attention particulière
Federico Albano a été l’un des premiers à souligner un détail inhabituel à la suite de l’accident, en écrivant sur X : "Le moteur de Leclerc a continué de tourner pendant un bon moment après l’impact. Nous verrons s’il doit être mis au rebut." Ce détail est également visible dans la télémétrie. Lorsqu’une unité motrice continue de fonctionner alors que la voiture ne roule plus normalement après un accident, il existe un risque de dommages importants, en particulier dans des conditions exigeantes et compte tenu des températures élevées enregistrées à Monza. Dans le pire des cas, certains composants pourraient subir des dommages suffisamment graves pour rendre l’unité inutilisable. Les ingénieurs de Ferrari à Maranello vont donc examiner de près l’unité motrice afin de comprendre exactement ce qui s’est passé et de déterminer si elle peut rester en toute sécurité dans le parc de moteurs de Charles Leclerc. Cette évaluation revêt une importance particulière, car il ne s’agissait pas d’un ancien moteur approchant la fin de son kilométrage, mais d’une nouvelle spécification intégrant les dernières améliorations ADUO 2 de Ferrari.
Le groupe motopropulseur Ferrari mis à jour avait déjà suscité un vif intérêt lors du week-end du Grand Prix d’Italie, les modifications allant bien au-delà d’une simple recherche de puissance supplémentaire.
Ferrari pourrait se retrouver face à un choix difficile concernant le moteur pour Madrid
Si le groupe motopropulseur ADUO 2 de Charles Leclerc s’avère inutilisable, Ferrari disposerait potentiellement de plusieurs options à l’approche du Grand Prix d’Espagne 2026 à Madrid.
Une possibilité serait de revenir à une spécification de moteur plus ancienne qui ne bénéficie pas des avantages du package ADUO mis à jour. Sur le nouveau circuit de Madrid, cependant, renoncer à ces gains de performance pourrait représenter un désavantage significatif.
L’alternative serait d’installer un autre groupe motopropulseur ADUO 2 neuf. En fonction du quota de Charles Leclerc et des composants requis, ce scénario pourrait entraîner une pénalité sur la grille de départ. Ferrari devra donc évaluer l’étendue réelle des dommages avant de décider quelle option offre le meilleur compromis pour la prochaine course.
La priorité de Ferrari reste l’état de santé de Charles Leclerc
Malgré toutes les inquiétudes concernant le moteur, la nouvelle la plus importante est que Charles Leclerc a pu rentrer chez lui après avoir reçu l’autorisation médicale, suite à un accident impliquant une décélération d’environ 50 G. L’ampleur de l’impact lui-même est illustrée par les données relatives à l’accident de Charles Leclerc à Monza.
Ferrari analysera en détail la SF-26 et son groupe motopropulseur au cours des prochains jours avant de déterminer si le moteur ADUO 2 peut être réutilisé. Tant que ces inspections ne sont pas terminées, la possibilité de devoir recourir à un moteur de remplacement reste un simple scénario et non une certitude.
Pour l’instant, le point positif majeur est que Charles Leclerc se porte bien après un accident aussi violent. Le reste dépendra de ce que les ingénieurs de Ferrari découvriront à Maranello alors que les préparatifs pour Madrid commencent.











