Lando Norris s’impose à Zandvoort au terme d’une course chaotique

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Norris - Pays Bas 26 - McLaren

Lando Norris

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Lando Norris a décroché sa deuxième victoire de la saison et peut encore rêver de conserver son titre mondial en 2026.

Lando Norris a remporté le Grand Prix des Pays-Bas grâce à une stratégie décalée parfaitement exécutée, prenant finalement le dessus sur Kimi Antonelli après avoir passé une grande partie de la course derrière la Mercedes.

George Russell a résisté à une attaque tardive de Lewis Hamilton pour compléter le podium, tandis que Charles Leclerc a terminé cinquième.

Pour la dernière apparition de la F1 à Zandvoort pour le moment, la course a été particulièrement mouvementée. Les conditions humides et changeantes du début d’épreuve ont notamment piégé Max Verstappen, victime d’un violent accident dès le premier tour, provoquant un drapeau rouge.

Oscar Piastri a terminé sixième devant Liam Lawson, tandis que Nico Hülkenberg a pris la huitième place. Fernando Alonso a inscrit deux précieux points pour Aston Martin avec la neuvième place, devant Pierre Gasly.

Pour son retour en F1, Yuki Tsunoda a échoué de peu aux portes des points avec la 11e place, devant son coéquipier Arvid Lindblad.

Classement de la course

Pos.PiloteÉcurieÉcart
1Lando NorrisMcLaren1:14.321
2Kimi AntonelliMercedes+11.536
3George RussellMercedes+15.906

Découvrez le classement complet du Grand Prix des Pays-Bas

Avant-course – La pluie complique les choix

Deux cellules pluvieuses ont atteint le circuit à environ 45 minutes du départ, compliquant considérablement les décisions stratégiques entre pneus slicks et intermédiaires.

Plusieurs pilotes ont fait part des conditions délicates à leur équipe durant leurs tours vers la grille. Aucune nouvelle averse n’étant attendue dans les 15 minutes précédant le départ, l’ensemble du peloton a finalement opté pour les slicks.

Quelques minutes avant le tour de formation, la FIA a annoncé qu’un tour supplémentaire serait effectué derrière la voiture de sécurité. La distance de course a ainsi été réduite d’un tour.

Verstappen accidenté dès le premier tour

Russell a manqué son départ, permettant à Antonelli de le dépasser par l’extérieur et de prendre la deuxième place derrière Norris.

Leclerc a également réalisé un excellent envol pour remonter au quatrième rang, tandis que Hamilton a reculé à la sixième place derrière Piastri.

Mais l’événement majeur est survenu à la fin du premier tour. Verstappen a perdu l’arrière de sa Red Bull dans le dernier virage sur une portion de piste aux conditions d’adhérence changeantes.

Sa RB22 est remontée sur le banking avant de percuter violemment les barrières. Lawson, qui arrivait derrière lui, a dû effectuer une manœuvre d’évitement alors que la monoplace du Néerlandais redescendait vers le bas de la piste.

Quelques instants plus tard, Gabriel Bortoleto a effectué un tête-à-queue à 360 degrés au même endroit, sans toucher les barrières. Hülkenberg a réussi à éviter de justesse son coéquipier.

Esteban Ocon, Franco Colapinto et Lindblad ont ensuite été signalés pour de potentielles infractions sous drapeau jaune. Ocon n’a finalement pas été sanctionné, contrairement aux deux autres pilotes.

Un nouveau contretemps avant la reprise

Après près d’une demi-heure d’interruption, les pilotes ont repris la piste. Un problème avec le feu situé à la sortie des stands a toutefois retardé les Cadillac de Valtteri Bottas et Sergio Pérez.

Bortoleto et Oliver Bearman doivent quant à eux faire l’objet d’une enquête après la course pour avoir quitté la voie des stands alors que le feu était rouge.

Bearman n’est finalement pas parvenu à rejoindre la grille en raison d’un problème d’unité de puissance, provoquant un nouveau tour de formation supplémentaire.

Lorsque la course a véritablement repris au début du cinquième tour, Antonelli a immédiatement attaqué Norris et s’est emparé de la tête au premier virage.

Derrière, Piastri a réalisé un dépassement spectaculaire sur Russell à l’intérieur du virage n°7 pour prendre la troisième place.

Lindblad et Colapinto ont ensuite effectué leur passage par les stands pour purger leurs pénalités de type drive-through reçues pour leurs infractions sous drapeau jaune.

Des stratèges s’en donnent à cœur joie

Le drapeau rouge avait provoqué d’importantes différences stratégiques. Antonelli et Russell évoluaient en pneus médiums, tandis que McLaren avait réparti ses choix entre les tendres pour Norris et les durs pour Piastri.

Les deux Ferrari étaient également chaussées de pneus tendres.

Russell a été le premier des leaders à s’arrêter, à la fin du 17e tour. Il est toutefois ressorti derrière Hülkenberg et Gasly.

McLaren a immédiatement réagi en faisant rentrer Piastri, malgré ses pneus durs. Un arrêt lent lui a coûté 2”4 par rapport à Russell et lui a fait perdre sa position en piste face au Britannique.

Norris et Antonelli se sont arrêtés à la fin du 21e tour, tout comme Leclerc, laissant provisoirement Hamilton prendre la tête. Le septuple champion du monde a attendu quatre tours supplémentaires avant de changer de pneus afin de bénéficier d’un décalage stratégique.

Dans la lutte pour les dernières places dans les points, Hülkenberg, Gasly, Tsunoda et Lindblad se sont livrés une longue bataille après avoir été ralentis par Carlos Sainz. Hülkenberg est finalement parvenu à prendre l’avantage, tandis que Tsunoda en a également profité.

Aux 34e et 35e tours, les deux Ferrari ont successivement dépassé Piastri, qui a reculé de la quatrième à la sixième place.

Norris décale sa stratégie

Mercedes a effectué les deuxièmes arrêts d’Antonelli et Russell à la fin du 40e tour, permettant à Norris de récupérer la tête.

McLaren a choisi de prolonger son relais pendant sept tours supplémentaires avant de rappeler le Britannique, créant un important décalage de pneus pour la fin de course.

Pendant ce temps, Hamilton était revenu sur Leclerc et a demandé à Ferrari d’inverser les positions. L’équipe a choisi de rappeler Leclerc aux stands, mais le Monégasque n’a pas immédiatement suivi l’instruction, provoquant la frustration de son coéquipier.

Au 52e tour, Norris était revenu dans la boîte de vitesses d’Antonelli, lui-même placé derrière Hamilton.

Norris a dépassé la Ferrari au début du 54e tour, tandis qu’Antonelli a dû patienter presque un tour supplémentaire avant de prendre à son tour l’avantage.

La VSC relance la fin de course

L’immobilisation d’Ocon à la sortie du virage n°3 a provoqué une voiture de sécurité virtuelle.

Hamilton, alors troisième, en a profité pour effectuer un arrêt à moindre coût et chausser des pneus tendres. Antonelli a également saisi cette opportunité pour effectuer son troisième arrêt et monter le même composé.

Le pilote Mercedes est ressorti troisième derrière Norris et Russell, passant ainsi du statut de pilote poursuivi à celui de chasseur.

À six tours de l’arrivée, Mercedes a décidé d’inverser les positions de ses pilotes afin de permettre à Antonelli de partir à la poursuite de Norris, situé environ 11 secondes devant.

Russell s’est alors retrouvé sous la menace directe de Hamilton. Le pilote Ferrari a tenté de passer son ancien coéquipier au premier virage dans le 69e tour, sans parvenir à conclure sa manœuvre.

Dans les derniers tours, un contact entre les deux Williams a provoqué une nouvelle VSC et contraint Alex Albon à l’abandon.

Lorsque la course a repris, Hamilton n’a pas réussi à trouver l’ouverture sur Russell.

Norris a ainsi remporté le Grand Prix des Pays-Bas devant Antonelli et Russell. Hamilton a terminé quatrième devant Leclerc, Piastri et Lawson. Hülkenberg, Alonso et Gasly ont complété le top 10.

2 réponses

  1. […] 23 août Lando Norris s’impose à Zandvoort au terme d’une course chaotique […]

  2. […] Lewis Hamilton a fait part de sa frustration concernant la décision de Ferrari de le laisser trop longtemps derrière Charles Leclerc, ce qui lui a probablement coûté un podium lors du Grand Prix des Pays-Bas. […]

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