En délicatesses avec sa batterie "dangereuse", Russell se montre fataliste

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George Russell, Mercedes

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George Russell estime que ses perte sde puissance en Belgique étaient dangereuses.

Le problème de Mercedes en Belgique sur la monoplace de George Russell ne se limitait pas à la batterie. George Russell a expliqué que cette défaillance avait également empêché le turbo et le système de suralimentation de fonctionner correctement, privant ainsi sa Mercedes des performances nécessaires pour se défendre face aux voitures qui le suivaient.

"Le turbo ne parvenait pas à se réguler correctement, je n’avais donc plus de puissance", a poursuivi George Russell. "J’ai atteint le sommet d’Eau Rouge avec une batterie à zéro pour cent. Franchement, c’était dangereux. Trois voitures m’ont dépassé. Je n’aurais jamais dû me retrouver dans cette situation, et c’est ce qui me met le plus en colère."

Ses commentaires soulignent à quel point une perte de puissance électrique peut rapidement bouleverser la position d’un pilote dans le cadre du règlement 2026. George Russell est passé de la conviction qu’il pourrait se battre en tête après La Source à se faire dépasser par plusieurs voitures avant même d’atteindre la zone de freinage suivante. Ce problème lui a particulièrement coûté cher, car le pilote Mercedes estimait s’être placé en excellente position dès les premiers instants de la course. Au lieu de se battre pour la tête, il s’est soudain retrouvé à devoir se défendre sans disposer de la puissance nécessaire pour le faire en toute sécurité.

George Russell affirme que Lewis Hamilton n’a rien fait d’imprudent

George Russell a reconnu que Lewis Hamilton portait une plus grande part de responsabilité dans le contact qui s’est produit, mais il s’est abstenu de critiquer la conduite du septuple champion du monde. Il a souligné que le pilote Ferrari n’avait pas provoqué la collision délibérément et n’avait rien tenté qu’il considérait comme imprudent.

"Lewis Hamilton ne l’a pas fait exprès", a déclaré George Russell. "Il portait une plus grande part de responsabilité que moi, mais il n’a rien fait d’imprudent. J’aurais peut-être pu ouvrir un peu plus ma trajectoire, et il aurait peut-être pu freiner un peu plus tôt, mais cet incident n’aurait jamais dû se produire si j’avais disposé de la vitesse nécessaire en ligne droite. Je suis vraiment très déçu."

L’analyse de George Russell différait donc, dans le ton, de la décision des commissaires. S’il a admis que Lewis Hamilton portait une plus grande part de responsabilité, il considérait l’accident avant tout comme la conséquence d’une défaillance technique et de la situation inhabituelle qu’elle avait créée dès le premier tour.

Les commissaires ont finalement décidé que Lewis Hamilton était responsable et lui ont infligé une pénalité de cinq secondes. Ils ont toutefois reconnu des circonstances atténuantes, notamment l’adhérence réduite, l’espace limité et la tentative du pilote Ferrari d’éviter la collision.

La colère de George Russell portait principalement sur la défaillance du groupe motopropulseur Mercedes

Les commentaires de George Russell laissaient entendre que la collision avec Lewis Hamilton pouvait raisonnablement être considérée, du point de vue d’un pilote, comme un incident de course. Néanmoins, la direction de course a choisi de pénaliser le pilote Ferrari, les cinq secondes étant ajoutées à son temps d’arrêt au stand pendant le Grand Prix.

Pour George Russell, la préoccupation la plus importante était la défaillance du groupe motopropulseur Mercedes qui avait déclenché toute la séquence. Le manque de puissance et de suralimentation de la W17 l’a empêché de conserver sa position et l’a exposé à plusieurs dépassements avant le virage n° 5.

"Je comprends que tout le monde travaille dur pour résoudre le problème, mais c’était moi qui me trouvais dans cette situation à ce moment-là de la course", a conclu George Russell. "J’avais l’impression d’être en excellente position pour me battre pour la tête au virage n° 1. Puis, soudain, il n’y avait plus de puissance et tout est parti en fumée."

Cet abandon s’est avéré coûteux tant pour George Russell que pour Mercedes. Il a quitté Spa sans marquer de points, tandis que Ferrari a su tirer profit de la deuxième place de Charles Leclerc et de la remontée de Lewis Hamilton à la quatrième place. Cet incident a également démontré une fois de plus à quel point la récupération de la batterie, le déploiement de l’énergie et la gestion du boost sont devenus des éléments décisifs dans le cadre du nouveau règlement technique de la Formule 1.

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