Juan Pablo Montoya estime que Charles Leclerc n’a pas fait preuve d’un respect suffisant envers Lewis Hamilton, son coéquipier, lors de leur duel controversé dès le premier tour du Grand Prix d’Italie, et affirme que Ferrari doit désormais mener une réflexion en interne sur la manière dont ses pilotes s’affrontent en course. Les deux pilotes Ferrari s’étaient élancés depuis la deuxième ligne à Monza, mais leurs espoirs d’un bon résultat à domicile se sont rapidement envolés. Hamilton a attaqué Leclerc par l’extérieur à l’entrée de la première chicane, mais le Monégasque s’est défendu avec fermeté, envoyant son coéquipier dans le gravier. Le septuple champion du monde est passé de la quatrième à la dixième place et s’est plaint que Leclerc l’ait poussé hors de la piste.
Juan Pablo Montoya critique Charles Leclerc suite à l’accrochage avec Lewis Hamilton à Monza
Les commissaires ont pris note de l’incident du premier tour, mais l’après-midi de Ferrari a continué de se détériorer avant même que la situation n’ait eu le temps de se calmer. Leclerc a ensuite fait un accident à la Parabolica, provoquant un drapeau rouge et laissant la Scuderia avec Hamilton comme seul pilote encore en course. On a vu Hamilton secouer la tête dans la voie des stands pendant l’interruption, tandis que le personnel de Ferrari encaissait un début de Grand Prix catastrophique alors qu’un podium semblait possible. Au lieu de cela, une SF-26 a été éliminée après seulement trois tours et l’autre n’a finalement pas eu les performances nécessaires pour rivaliser avec Mercedes et McLaren. Le Britannique a finalement réussi à remonter à la sixième place, même si sa frustration a perduré plus tard dans la course. Hamilton était mécontent de la stratégie de Ferrari après que l’écurie l’ait maintenu en piste pendant une période de voiture de sécurité virtuelle, ajoutant ainsi une nouvelle difficulté à un après-midi déjà compliqué pour l’écurie de Maranello. Pour Montoya, cependant, la préoccupation la plus urgente de Ferrari concerne la manière dont ses deux pilotes interagissent en piste. S’exprimant lors de l’émission d’après-course de F1 TV, l’ancien vainqueur de Formule 1 a répondu avec dédain lorsque la question de la relation entre Hamilton et Leclerc a été soulevée, se demandant s’il y avait vraiment matière à discussion à ce sujet.
Montoya estime que Ferrari doit avoir des discussions sérieuses avec ses deux pilotes
Montoya a fait valoir que la situation exige désormais une intervention de la direction de Ferrari, et pas seulement du directeur de l’écurie, Fred Vasseur. Selon lui, des responsables de plus haut niveau au sein de l’organisation devraient également être impliqués pour réunir Charles Leclerc et Lewis Hamilton autour d’une discussion sérieuse à Maranello. Le Colombien s’est particulièrement attardé sur l’explication de Leclerc, selon laquelle il avait couru contre Hamilton de la même manière qu’il aurait affronté n’importe quel autre rival. Montoya estime que cette approche néglige une distinction importante : Hamilton est le coéquipier de Leclerc, ce qui signifie que les deux pilotes ont une responsabilité non seulement envers eux-mêmes, mais aussi envers Ferrari.
Sa critique porte sur le respect plutôt que sur la conviction que les coéquipiers devraient éviter tout simplement de se livrer à une course acharnée. Montoya a soutenu que Leclerc aurait dû davantage tenir compte du fait que les deux voitures représentaient la même écurie lorsqu’il a décidé avec quelle agressivité défendre sa position.
Dans le même temps, Montoya a ouvertement admis qu’il se serait probablement comporté exactement comme Leclerc au cours de sa propre carrière de pilote et qu’il se serait donc retrouvé confronté à des difficultés similaires. Il a reconnu qu’en tant que pilote, il avait rarement pris en compte la situation globale de l’écurie et avait plutôt eu tendance à privilégier ses propres intérêts. Ce contraste est important pour l’argumentation de Montoya. Il estime que l’on attend généralement des pilotes de Formule 1 modernes qu’ils prennent davantage en compte les conséquences plus larges d’une bataille intra-équipe que ce qu’il faisait lui-même au cours de sa propre carrière.
Pourquoi Monza a rendu la bataille entre coéquipiers chez Ferrari encore plus significative
Le lieu n’a fait qu’exacerber la situation. Montoya a souligné l’importance de courir à Monza devant les Tifosi, où battre le pilote de l’autre Ferrari revêt une importance personnelle considérable. Selon lui, cette pression a contribué à l’intensité avec laquelle Leclerc a défendu sa position.
La confrontation dès le premier tour a déjà attiré davantage l’attention sur l’approche de Ferrari concernant les consignes d’équipe entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc. Vasseur a jusqu’à présent résisté à l’idée d’établir une hiérarchie stricte entre les deux pilotes et préfère les laisser courir tant que la situation au championnat le permet.
Leclerc, quant à lui, a par la suite réfuté les rumeurs d’une querelle avec Hamilton, affirmant que les deux pilotes Ferrari ne se font pas concurrence malgré les moments de plus en plus tendus qu’ils ont partagés en piste.
Montoya établit un lien entre l’agressivité de Leclerc et son accident ultérieur à Monza
Montoya a également établi un lien entre la détermination de Leclerc à défendre sa position et à repousser ses limites, et la séquence qui a finalement mis fin à sa course. Il a noté que le pilote Ferrari attaquait avec une extrême agressivité avant de sortir large dans la Parabolica, de rouler dans le gravier et de se retrouver hors piste à la sortie du virage. Leclerc a alors surcorrigé la trajectoire de sa voiture et a percuté les barrières. Des détails supplémentaires sur l’accident ont depuis révélé la gravité de l’accident à grande vitesse de Leclerc à Monza, qui a couronné une première phase désastreuse du Grand Prix à domicile de Ferrari.
Du point de vue de Montoya, cette séquence a confirmé pourquoi Ferrari ne peut pas simplement passer à autre chose sans s’attaquer à la manière dont ses pilotes se font concurrence. Il estime que l’équipe doit empêcher la situation de s’aggraver et établir une entente plus claire entre Hamilton et Leclerc avant qu’une nouvelle lutte intra-équipe n’entraîne un coût sportif tout aussi lourd.
Le débat est particulièrement délicat car les deux pilotes restent au cœur des ambitions de Ferrari. Leclerc fait partie de la Scuderia depuis 2019 et reste l’une des figures emblématiques de l’équipe actuelle.
Monza a montré à quelle vitesse ces ambitions individuelles peuvent s’opposer. Ferrari abordait son Grand Prix à domicile avec ses deux voitures en tête de grille et la possibilité d’un résultat majeur devant les Tifosi. En l’espace de trois tours, Hamilton avait chuté dans le classement et Leclerc était hors course, ce qui a convaincu Montoya que la Scuderia doit désormais régler ce problème en interne.











