La Formule 1 ne se contentera pas de modifier sa réglementation moteur à partir de 2027. Selon James Vowles, plusieurs changements aérodynamiques majeurs seront également introduits sur les monoplaces, obligeant les équipes à revoir une partie importante de leurs concepts actuels.
Depuis plusieurs mois, les nouvelles unités de puissance sont au cœur des discussions dans le paddock. Les critiques formulées par les pilotes concernant la gestion de l’énergie ont déjà poussé la FIA et la Formule 1 à revoir le partage de puissance entre le moteur thermique et la partie électrique.
Initialement fixée à un équilibre de 50/50, cette répartition évoluera dès 2027 pour atteindre 58 % de puissance thermique contre 42 % de puissance électrique. Une nouvelle modification est déjà prévue pour 2028 avec un ratio de 60/40 en faveur du moteur à combustion interne.
L’objectif de ces ajustements est de limiter certains effets jugés problématiques, comme le "super-clipping" et les contraintes liées à la récupération d’énergie, qui empêchent parfois les pilotes d’utiliser toute la puissance disponible sur l’intégralité d’un tour. Une situation régulièrement critiquée par les concurrents et peu appréciée des spectateurs.
Mais les moteurs ne seront pas les seuls éléments concernés par ces évolutions réglementaires.
Interrogé par Sky Sports F1 sur la possibilité pour les équipes de s’appuyer sur les enseignements tirés des monoplaces actuelles pour préparer 2027, le directeur de Williams, James Vowles, a confirmé que plusieurs éléments aérodynamiques allaient également être modifiés.
"Les règles aérodynamiques vont en réalité changer pour la saison prochaine, et les modifications sont assez importantes", a expliqué le Britannique.
Parmi les éléments concernés figurent notamment le bib, l’aileron arrière ainsi que certaines zones du fond plat.
Le bib est la pièce aérodynamique située sous le nez de la monoplace. Son rôle est essentiel dans la gestion des flux d’air à l’avant de la voiture et il contribue directement aux performances aérodynamiques globales du châssis.
Ces changements signifient que les équipes ne pourront pas simplement reprendre leurs concepts actuels en les adaptant aux nouvelles unités de puissance. Les monoplaces de 2027 seront donc plus différentes que prévu, tant sur le plan mécanique qu’aérodynamique.
"En conséquence, il ne s’agit pas vraiment d’une simple continuité réglementaire, comme beaucoup auraient pu l’espérer dans ces circonstances, mais ces changements ont de bonnes raisons d’être ", a ajouté Vowles.
Les écuries devront ainsi composer avec un règlement 2027 sensiblement revu, alors que la Formule 1 poursuit son travail afin d’améliorer le spectacle en piste et de répondre aux inquiétudes exprimées depuis l’annonce des nouvelles réglementations techniques.











