Vasseur : La victoire était accessible pour Ferrari aux Pays-Bas

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Lewis Hamilton, GP des Pays-Bas

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Fred Vasseur estime que la victoire au Grand Prix des Pays-Bas était possible, mais que la gestion de la course par Ferrari a tout changé.

Le résultat de Ferrari à Zandvoort a été bien en deçà des attentes tant de l’écurie que de ses pilotes, même si Frédéric Vasseur estime que la Scuderia disposait d’un rythme suffisant pour remporter le Grand Prix des Pays-Bas. Le directeur de l’écurie Ferrari a également expliqué le malentendu impliquant Lewis Hamilton lors d’une course où l’exécution, la stratégie et la communication ont empêché l’équipe de convertir sa vitesse en un meilleur résultat.

La frustration était palpable chez Lewis Hamilton et Charles Leclerc après le Grand Prix des Pays-Bas, les deux pilotes Ferrari ayant été impliqués dans plusieurs incidents et situations stratégiques qui ont influencé le déroulement de leurs courses. S’exprimant lors de l’émission "Paddock Live", diffusée sur la chaîne 207 de Sky Sport Italia, Frédéric Vasseur a identifié le moment décisif du week-end de Ferrari non pas tant dans la course de dimanche que dans la séance de qualifications de samedi.

Fred Vasseur estime que Ferrari a laissé passer sa chance au Grand Prix des Pays-Bas dès les qualifications

Frédéric Vasseur estime que le rythme de course de Ferrari était suffisamment bon pour obtenir un bien meilleur résultat à Zandvoort, mais il a admis que l’équipe n’avait pas su mener le Grand Prix à la perfection. Son analyse a également souligné l’importance de la séance de qualifications difficile de Ferrari au Grand Prix des Pays-Bas, qui a imposé à l’équipe un surcroît de travail pour le dimanche.

"Après la course, il est toujours facile de dire que les choses auraient pu se passer différemment. Tout d’abord, je pense que le rythme était bon avec les deux voitures et je crois que nous aurions pu obtenir un meilleur résultat aujourd’hui. S’il nous manquait quelque chose, c’était davantage hier lors des qualifications qu’aujourd’hui. En course, l’exécution n’a pas été parfaite : nous avons pris un mauvais départ avec Charles Leclerc, nous avons perdu une place au profit d’Oscar Piastri alors même que nous étions sur des pneus tendres, puis nous avons également connu un arrêt au stand raté."

Pourquoi Ferrari n’a pas interverti les places de Lewis Hamilton et Charles Leclerc

Frédéric Vasseur a ensuite clarifié ce qui s’était passé avec Lewis Hamilton et expliqué les circonstances qui ont conduit Ferrari à ne pas intervertir les positions de ses deux pilotes. Selon le directeur de l’écurie Ferrari, la situation a été compliquée par la volonté de l’équipe de ne pas révéler ses intentions stratégiques à ses rivaux par radio.

"Avec Lewis Hamilton, cependant, il y a eu un malentendu. Nous ne voulions pas en parler à la radio, mais pendant cette phase, nous nous attendions à aller jusqu’au bout. Nous avions Kimi Antonelli derrière nous et il était en difficulté, et c’est pourquoi nous n’avons pas inversé les positions, car Charles Leclerc devait s’arrêter aux stands."

"Bien sûr, nous aurions pu faire mieux, mais il était également difficile d’expliquer la situation à Lewis Hamilton sans dévoiler notre plan aux autres. C’est ce qui a conduit à cette situation, mais je ne pense pas que cette décision nous ait coûté quoi que ce soit. Je pense surtout que tout a basculé hier lors des qualifications, car le rythme était soutenu tant lors du Sprint que lors de la course d’aujourd’hui."

Cette situation a contribué à la frustration de Lewis Hamilton face à la stratégie de Ferrari lors du GP des Pays-Bas, mais Frédéric Vasseur est resté convaincu que l’incapacité de l’équipe à tirer le meilleur parti des qualifications avait eu un impact plus important sur le résultat final que la décision de ne pas échanger les voitures.

Ferrari a modifié la stratégie de pneus de Charles Leclerc après les débris laissés par Verstappen

Frédéric Vasseur est également revenu sur la stratégie de Charles Leclerc et les choix de pneus de Ferrari, expliquant pourquoi le plan initial avait dû être modifié en cours de course.

"Nous avons commencé avec les pneus usés afin de pouvoir utiliser les neufs lors du troisième relais, puis Charles Leclerc a ramassé des débris suite à l’accident de Max Verstappen et, pour cette raison, nous n’étions pas sûrs du choix de pneus. Nous avons donc décidé de monter les pneus neufs immédiatement. Ce n’était pas prévu, mais c’est ainsi que les choses se sont déroulées."

Fred Vasseur affirme que Ferrari doit être parfaite à Monza

L’attention se tourne désormais inévitablement vers la prochaine manche du Championnat du monde de Formule 1 et l’épreuve que les supporters de Ferrari attendent plus que toute autre : le Grand Prix d’Italie à Monza.

Frédéric Vasseur s’attend à ce que le déficit de performance en ligne droite de Ferrari reste un facteur déterminant sur le circuit italien, ce qui rend une exécution sans faille d’autant plus importante dans un peloton aussi serré.

"L’écart de performance en ligne droite sera également présent à Monza. Je pense qu’aujourd’hui, nous avions le rythme pour remporter la course, mais tout était une question d’exécution, ce qui signifie que nous devrons être parfaits à Monza si nous voulons obtenir un meilleur résultat. Mais cela vaut aussi bien pour nous que pour les autres. Nous sommes tous très proches et nous avons vu lors des qualifications sprint que quatre voitures se trouvaient dans un écart de six centièmes."

"Mais si vous ne faites pas un travail parfait, vous partez cinquième ou sixième et c’est fini. C’est une bonne leçon pour tout le monde, pour nous et pour l’équipe. Nous devrons tout mettre en œuvre si nous voulons faire mieux qu’aujourd’hui dans deux semaines à Monza."

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