Pro-V8, Toto Wolff déteste le son "d’alarme incendie" des départs en 2026

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Wolff - Australie 26 - Mercedes

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Toto Wolff soutient le retour des moteurs V8 en Formule 1 et fustige la procédure de démarrage de 2026, qualifiée d’"alarme incendie"

Toto Wolff a confirmé que les discussions avec la FIA, la Formule 1 et les constructeurs concurrents concernant un éventuel retour aux moteurs V8 s’intensifient. Le directeur de l’écurie Mercedes soutient un concept d’avenir prévoyant une contribution électrique nettement réduite et une puissance d’environ 1 000 cv. Bien que Mercedes prospère sous le régime actuel de la réglementation 2026 relative aux groupes motopropulseurs, Wolff se décrit comme un "puriste" et estime que la Formule 1 pourrait, à terme, tirer profit d’un retour à une formule davantage axée sur la combustion.

Il peut paraître surprenant que la figure de proue d’une écurie dominant le championnat sous le régime de la nouvelle réglementation des moteurs de Formule 1 prône déjà une orientation différente. Mercedes occupe la tête du championnat en partie grâce à un groupe motopropulseur qui, au-delà de la classification de la FIA, s’est imposé comme la référence actuelle pour ses rivaux. Pourtant, Wolff se tourne déjà vers le prochain cycle réglementaire, qui pourrait débuter en 2030 ou 2031.

Toto Wolff soutient le retour de la Formule 1 aux moteurs V8

Les écuries, la FIA et la Formule 1 travaillent déjà ensemble sur des concepts possibles pour la prochaine génération de moteurs. Max Verstappen a également exprimé son soutien à un changement de cap, citant notamment la possibilité d’un retour aux moteurs V8 parmi les facteurs qu’il a évoqués après s’être engagé à long terme avec Red Bull. Le Néerlandais reste l’une des figures centrales de la Formule 1 alors qu’il se prépare pour son dernier Grand Prix à domicile à Zandvoort.

Les idées actuellement discutées représenteraient un changement significatif par rapport à la philosophie actuelle en matière de groupes motopropulseurs. D’après les indications fournies par les personnes directement impliquées dans les discussions, la Formule 1 pourrait adopter des moteurs V8 qui utiliseraient toujours une assistance électrique, mais à un niveau considérablement réduit par rapport à l’ère hybride actuelle.

Concrètement, ce concept pourrait s’apparenter à une version bien plus puissante du KERS, le système de récupération d’énergie utilisé en Formule 1 entre 2009 et 2013, mettant ainsi fin à l’ère des moteurs turbo-hybrides.

"Ces moteurs sont pour l’instant très complexes et ce n’est que maintenant que nous commençons à les comprendre, car ils ont révolutionné notre façon de courir. Certains les apprécient parce qu’il y a beaucoup de dépassements en course, d’autres non : ce sont les pilotes qui s’adaptent le mieux qui l’emportent", a déclaré Toto Wolff à RacingNews365.

Le futur V8 de F1 pourrait utiliser une répartition de puissance 80/20 et développer 1 000 bhp

Wolff a confirmé que les discussions s’étendaient désormais au président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, au président-directeur général de la Formule 1, Stefano Domenicali, ainsi qu’aux autres constructeurs de groupes motopropulseurs.

"Je suis en discussion avec le président de la FIA, avec Stefano Domenicali et avec les autres constructeurs de moteurs", a ajouté Toto Wolff. " À moyen et long terme – nous parlons d’un horizon de trois ou quatre ans –, nous reviendrons aux moteurs à combustion interne. Ben Sulayem souhaite un moteur à huit cylindres, qui offre une belle sonorité, et une batterie plus compacte."

"Je pense que le rapport entre la puissance fournie par le moteur à combustion interne et celle de la batterie serait d’environ 80/20, pour une puissance totale de 1 000 bhp. Je ne sais pas s’il s’agira d’un moteur atmosphérique ou non, mais je pense que c’est la direction que prend actuellement la Formule 1 et, en tant que puriste, cela me plaît."

Le soutien de Wolff à un changement aussi significatif intervient alors que Mercedes reste très compétitive dans le cadre du règlement actuel. L’écurie de Brackley poursuit également le développement de la W17, M. Wolff ayant reconnu que ses rivaux avaient pris de l’avance avec leurs mises à niveau, même si Mercedes estime que son package recèle encore un potentiel considérable.

Wolff critique la procédure de pré-départ en F1 : "On dirait une alarme incendie"

Le directeur de l’écurie Mercedes s’en est également pris à une autre caractéristique distinctive de la génération actuelle de monoplaces de Formule 1 : la procédure de pré-départ.

Ce système comprend une phase de pré-départ de cinq secondes destinée à permettre aux pilotes de préparer le turbo avant le début de la course, ce qui produit ce vrombissement prolongé du moteur que l’on entend sur la grille de départ.

"Je ne supporte pas que les voitures vrombissent sur la grille de départ pendant 10 secondes. On dirait une alarme incendie."

Cette critique est d’autant plus frappante que Wolff faisait auparavant partie de ceux qui avaient milité en faveur de cette procédure afin de limiter les problèmes au départ liés aux choix de conception de sa propre écurie.

Pour l’instant, la réglementation actuelle reste en vigueur, et Mercedes continue de se battre aux avant-postes tout en préparant de nouvelles évolutions pour la W17. Mais les commentaires de Wolff indiquent clairement que les discussions sur l’avenir sont déjà bien avancées, avec une formule V8 à forte combustion, une batterie plus petite et un objectif d’environ 1 000 bhp qui se dessinent comme une orientation possible pour la Formule 1 au-delà du cycle technique actuel.

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