Stroll réclame des moteurs de F1 "atmosphériques" et plus "simples"

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Lance Stroll et Fernando Alonso, Aston Martin

Lance Stroll

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Abonné aux positions en fond de grille en 2026, Lance Stroll s’en prend aux moteurs de 2026.

Lance Stroll souhaite voir la Formule 1 revenir à des unités de puissance plus simples à l’avenir. Le pilote Aston Martin estime que la réglementation introduite en 2026 prive les pilotes d’une partie du plaisir de pilotage et complique inutilement les courses.

Depuis cette saison, le nouveau règlement moteur a profondément modifié l’équilibre des groupes propulseurs. La part du moteur thermique est passée d’environ 80 % à 50 % de la puissance totale, tandis que les batteries fournissent désormais l’autre moitié. Le déploiement de cette énergie est toutefois contrôlé par des systèmes électroniques embarqués, et non directement par les pilotes.

Les algorithmes gèrent la délivrance de la puissance en fonction des données récoltées au fil des tours. Les pilotes doivent également recharger régulièrement leurs batteries, ce qui entraîne des phases d’attaque et de récupération qui donnent souvent lieu à un effet de "yo-yo" entre les voitures.

Alors que le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a évoqué un retour à des moteurs V8 à partir de 2030 ou 2031, Stroll estime qu’une simplification des unités de puissance constituerait une évolution bienvenue.

" J’en ai déjà parlé, et c’est dommage que nous en soyons arrivés à une réglementation qui nous oblige à faire ce genre de course en yo-yo ", a déclaré le Canadien.

"Nous devons gérer la batterie, puis le système se met à hésiter et ne délivre pas la puissance que nous attendons.

"Ensuite, nous effectuons un dépassement et nous devons recharger pendant deux tours, ou quelque chose dans ce genre. Pour moi, la vraie course automobile devrait être simple : vous appuyez sur l’accélérateur pour demander une certaine puissance, et c’est exactement cette puissance que vous obtenez.

"Si vous demandez 50 % de puissance, vous obtenez 50 %. Si vous demandez 100 %, vous obtenez 100 %. C’est ainsi que cela devrait fonctionner."

Stroll espère donc que le prochain cycle réglementaire permettra de corriger ces limites.

"Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons avec une réglementation qui n’est pas très agréable. J’espère donc que les choses s’amélioreront. Je pense que cela passera par un retour à des moteurs atmosphériques, ou tout simplement à des unités de puissance plus simples qui permettront de résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés.

"L’approche du pilotage ne change pas fondamentalement ; chaque voiture apporte simplement de nouvelles choses auxquelles il faut penser.

"Ce n’est qu’un élément supplémentaire auquel il faut réfléchir, mais ce n’est tout simplement pas amusant. Ce n’est pas agréable de piloter des voitures qui réduisent leur puissance en bout de ligne droite comme c’est le cas avec ces monoplaces, ni de perdre autant d’appui dans les virages par rapport aux années précédentes simplement pour s’adapter à ces unités de puissance. Ce n’est tout simplement plus aussi plaisant qu’avant."

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