La FIA a validé les modifications proposées pour les groupes motopropulseurs de Formule 1, mettant fin à la répartition de puissance 50/50 qui avait suscité de nombreuses critiques de la part des pilotes, notamment de Max Verstappen.
Avant le Grand Prix de Miami disputé en mai, plusieurs propositions avaient été examinées lors d’une réunion réunissant la FIA, la F1, les écuries et les motoristes. Parmi elles figurait l’abandon progressif de l’équilibre 50/50 entre le moteur à combustion interne (ICE) et la partie électrique.
Si les ajustements introduits à Miami ont été globalement bien accueillis, Verstappen les avait qualifiés de simple "chatouillis", estimant que des changements plus profonds étaient nécessaires. Les menaces répétées du quadruple champion du monde de quitter la discipline en l’absence d’évolution du règlement avaient d’ailleurs été jugées "réelles" par l’ancien dirigeant de Red Bull, Richard Hopkins.
Le plan désormais approuvé prévoit une augmentation progressive de la contribution du moteur à combustion interne au cours des prochaines saisons, jusqu’à atteindre une répartition de puissance 60/40 en 2028.
Concrètement, la puissance du moteur thermique passera à 450 kW, soit 50 kW de plus qu’aujourd’hui, tandis que la puissance maximale du MGU-K sera réduite à 300 kW. Le mode de dépassement restera toutefois fixé à 350 kW et la capacité maximale de récupération d’énergie sera portée de 350 kW à 400 kW.
Pour atteindre ce niveau de puissance supplémentaire, le débit de carburant augmentera de 5 % en 2027 puis de 13 % en 2028. Cette perspective avait suscité certaines inquiétudes, plusieurs observateurs estimant qu’elle pourrait avoir un impact sur la longueur des courses.
La question est également liée aux contraintes du plafond budgétaire. Certaines équipes espéraient notamment conserver leur châssis jusqu’en 2027 afin de limiter les coûts liés à l’introduction des nouvelles réglementations. Dans ce contexte, l’installation d’un réservoir de carburant plus volumineux n’aurait pas constitué une solution viable.
La transition progressive vers une répartition 60/40 apparaît ainsi comme une réponse à ces préoccupations, alors que plusieurs propositions envisageaient un raccourcissement des distances de course pour compenser l’augmentation de la consommation de carburant.
" La FIA continue de superviser l’évolution du règlement 2026 et de travailler en étroite collaboration avec tous les acteurs clés de la communauté du sport automobile ", a déclaré le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem.
"Comme pour tout changement réglementaire majeur, le processus ne s’achève pas lorsque les voitures font leurs premiers tours de piste. Un dialogue et une collaboration continus sont essentiels pour garantir que le règlement réponde aux besoins du sport, de ses pilotes et de ses fans."
"Ensemble, nous explorons l’orientation future du championnat et réfléchissons à la manière dont ce sport pourra trouver un équilibre entre innovation, durabilité, performance et attrait pour les fans dans les années à venir."
"Les discussions autour des futurs concepts de groupes motopropulseurs, notamment les moteurs V8 fonctionnant avec des carburants durables, témoignent de la volonté de toutes les parties de s’engager dans la définition du prochain chapitre de ce sport."











