Charles Leclerc n’a pas caché sa frustration après son abandon lors du Grand Prix de Monaco, attribuant son accident à des problèmes de freins qu’il juge particulièrement préoccupants.
Le pilote Ferrari a terminé sa course dans les barrières au 65e tour, peu après un redémarrage sous voiture de sécurité. Victime d’un blocage au freinage dans le dernier virage, le Monégasque a percuté les protections.
Après l’arrivée, Leclerc a toutefois refusé de considérer l’état du revêtement de la piste comme la principale explication de son abandon. Selon lui, les problèmes de freinage rencontrés depuis plusieurs courses ont joué un rôle bien plus important.
"Le fait que l’asphalte se soulève n’aide évidemment pas, mais les données parlent d’elles-mêmes", a expliqué le pilote Ferrari. "Je ne peux pas entrer dans tous les détails, mais c’est extrêmement frustrant."
Leclerc a insisté sur son habitude d’assumer pleinement ses erreurs lorsqu’elles lui sont imputables, affirmant qu’il ne cherchait pas à se défausser de ses responsabilités.
" J’ai toujours été très honnête. Quand je fais une erreur, je l’admets. Je ne supporte pas l’idée de chercher des excuses simplement pour me protéger. "
Le pilote de la Scuderia estime cependant que la situation rencontrée à Monaco dépasse le cadre d’une simple erreur de pilotage.
"Aujourd’hui, je ne vais pas accepter d’être tenu pour seul responsable. Il y a un problème avec les freins avant, qui ont décroché à plusieurs reprises, et surtout je n’avais pratiquement plus de frein arrière."
Selon Leclerc, ces difficultés ne datent pas de Monaco et se manifestent depuis plusieurs courses.
"Cela fait maintenant deux Grands Prix que je suis confronté à cette situation. À Montréal déjà, avec des pneus froids et une voiture très sensible, c’était un véritable cauchemar."
Le Monégasque a également tenu à préciser qu’il ne considérait pas les différences techniques entre sa voiture et celle de son coéquipier comme un désavantage particulier.
En revanche, il s’est montré beaucoup plus sévère concernant les conséquences potentielles de ces problèmes de freinage.
" Aujourd’hui, j’ai l’air d’un idiot à cause de cet accident. Quand c’est une erreur de ma part, je peux l’accepter. Mais dans ce cas, c’est différent. Honnêtement, c’est à la limite du dangereux", a-t-il conclu.











